le soupir des vagues koji fukada

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Hokusai, en 7 mots

  1. Hokusai

  2. Katsushika Hokusai est né en 1770 à Edo, ancien nom de Tokyo. Adopté par une famille d’artisans, il se passionne dès l’enfance pour l’estampe et intègre un atelier de xylographie à l’âge de 19 ans. Peintre de l’école Ukiyo-e, dessinateur très prolifique, auteur d’écrits populaires au Japon, celui que l’on surnommait le “Vieux Fou de dessin” meurt en 1849 en laissant pas moins de 3000 tirages couleur, près de 1000 peintures et plus de 200 publications. Aspect méconnu de la vie du grand maître de l’estampe japonaise, il travaillait avec l’une de ses filles qui a fait l’objet d’un superbe film d’animation Miss Hokusai.

  3. La Grande Vague de Kanagawa

  4. Nous sommes entre 1830 et 1831, Hokusai a 70 ans lorsqu’il réalise la vague la plus célèbre du Japon. Première de sa série Trente-six vues du mont Fuji, cette gravure sur bois représente des embarcations, prises dans une tempête et sur le point d’être englouties par une vague gigantesque. S’affranchissant de l’estampe japonaise traditionnelle, il y introduit la perspective occidentale et lebleu de Prusse, pigment nouvellement importé de Hollande, qui lui valent un succès immédiat dans l’archipel, puis en Europe, où cette œuvre inspire de nombreux artistes dont les Impressionnistes.

  5. Mont Fuji

  6. Cette célèbre série d’estampes montre le Mont Fuji sous différents angles et à différentes saisons. Hokusai y explore toutes les facettes de la montagne sacrée, des paysages et de la vie qui l’entourent. Réalisées entre 1826 et 1833, les Trente-six vues du mont Fuji se composent en réalité de 46 estampes, 36 originales, suivies de 10 nouvelles œuvres suite au succès de la première édition, puis d’une nouvelle série de Cent vues du mont Fuji, publiées entre 1834 et 1840. Certaines estampes suivent la plus pure tradition japonaise, avec une vue frontale du mont en premier plan, alors que d’autres adoptent une perspective occidentale, comme la Grande vague de Kanagawa.

  7. Style d’ukiyo-e 

  8. L’ukiyo-e est un courant artistique japonais majeur prenant ses racines sous l’effervescente période Edo. S’étendant de 1602 à 1868, Hokusai, Hiroshige, Utamaro, en furent les plus notables représentants. Signifiant “image du monde flottant” en japonais, ce courant correspond à une vision hédoniste de la vie et illustre les distractions de la bourgeoisie, notamment sous forme d’estampes gravées sur bois, images très populaires et bon marché au Japon. Dans une édition récente des Notes de chevet illustrées par Hokusai, on peut admirer le trait fin du maître et ses représentations du quotidien et des plaisirs simples.

  9. Noms

  10. Les peintres d’estampes japonaises empruntaient souvent plusieurs noms d’artistes. Sur les 120 utilisés par Hokusai, six correspondent aux grandes périodes de sa carrière :

    • 1779-1794 : Katsukawa Shunrô, « Splendeur du Printemps »
    • 1795-1798 : Sôri II, en hommage à l’un de ses maîtres Tawaraya Sôri
    • 1799-1810 : Hokusai, « Atelier du Nord », en référence à la divinité bouddhique Myōken, incarnation de l’étoile du Nord.
    • 1811-1819 : Taitô, renvoyant à la Petite Ourse
    • 1820-1835 : Litsu, « Âgé à nouveau d’un an », adopté la première année de ses 60 ans
    • 1834-1849 : Manji, « Dix mille ans » ou Gakyō Rōjin Manji, « vieillard fou de dessin »
  11. Manga

  12. Hokusai Mangasont des carnets de croquis en trois couleurs (noir, gris et chair), démarrés en 1814 et édités en 15 volumes. Hokusai croque des scènes de la vie quotidienne et des sujets variés tels que la faune, la flore, des objets ou des chimères. Le mot manga ne renvoie pas aux livres manga japonais tels que nous les connaissons et qui seront inventés en 1902 seulement, mais à des dessins séparés les uns des autres sans fil conducteur narratif.

  13. Hokusai, le film

Maintes fois illustrée, comme dans Hokusai aux doigts d’encre par exemple, la vie du maître fait l’objet d’un film très attendu signé par Hajime Hashimoto sur un scénario de Ren Kawahara. Deux époques de la vie du peintre et leurs questionnements sont portés à l’écran, alors qu’il est jeune et inconnu, interprété par Yuya Yagira, puis plus âgé et réputé, sous les traits de l’acteur Min Tanaka

Sortie prévue en France en 2023.

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