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Sortie le 11 mars

PLANÈTES

de Momoko Seto

75 min

dès 8 ans

Planètes de Momoko Seto invite petits et grands à un voyage étonnant et contemplatif au cœur de la nature, où le vivant se révèle dans toute sa complexité. Une expérience immersive et poétique, à hauteur de graine, pour mini explorateurs et curieux du monde !

Planètes, un OVNI cinématographique

Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa sont quatre graines de pissenlit qui, rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Parviendront-elles à s’enraciner à nouveau ?

Tout droit sorti de l’imaginaire à la fois foisonnant et rigoureux de Momoko Seto, réalisatrice scientifique auprès du CNRS, Planètes est à l’image de l’univers qu’il met en scène : un OVNI. En effet, comment définir un film sans paroles mettant en scène quatre graines caractérielles qui débarquent sur une planète inconnue filmée pourtant en prises de vue réelles ?

La nature, cette star

Décidément, Planètes est un projet atypique et un plateau pas comme les autres. 260 jours de tournage répartis sur un an et demi. 3 semaines en Islande, 12 semaines au Japon, 3 semaines à Roscoff et 35 semaines en Bourgogne. La nature – plantes, animaux, minéraux, champignons… – a été minutieusement observée et patiemment filmée. Aux décors réels se sont ajoutés des maquettes créées de toutes pièces afin de planter un décor à la fois reconnaissable et décidément sci-fi.

Car, dans Planètes, la nature, bien réelle, est détournée : le minuscule devient gigantesque, les espèces changent de rôle, l’ultra-lent devient hyper-rapide. Afin de capturer et de réinventer le vivant, Momoko Seto s’est entourée d’une équipe de choc. Non seulement des professionnels chevronnés du cinéma mais aussi des botanistes, des apiculteurs, des biologistes marins, des pépiniéristes… Et le générique de fin ne ment pas. Exit les comédiens : ici, ce sont les espèces naturelles dont le nom défile à l’écran !

Momoko Seto, entre science et imaginaire

Arrivée en France à 19 ans, Momoko Seto s’est fait un nom en tant que réalisatrice scientifique. Elle a notamment décroché le Cristal du CNRS, la plus haute distinction attribuée aux réalisateurs scientifiques. Avec Planètes, ce sont les portes du cinéma qui se sont ouvertes à elle : en effet, avant de clôturer la Semaine de la Critique à Cannes, le film a reçu le prix de la Fondation Gan pour le Cinéma.

Mais Planètes n’est pas seulement une odyssée écologique et scientifique. Née à Tokyo mais scolarisée dès son plus jeune âge à l’école française, Momoko Seto a grandi dans le socle de cette double culture. Malgré cette richesse indéniable, le sens de déracinement provoqué par la conscience de n’être ni parfaitement française, ni exclusivement japonaise a marqué l’esprit de la réalisatrice. Et c’est justement ce déracinement – et le besoin de s’enraciner à nouveau – qui est au cœur du film.

Cela peut paraître fou mais c’est pourtant vrai : après avoir vu le film, vous allez très certainement vous reconnaître dans une graine de pissenlit…

(edg)