Monstres, Mangas et Murakami

Du 07/02 au 22/09

Monstres, Mangas et Murakami

Musée en Herbe, 23 rue de l’Arbre-Sec, 75001 Paris

Du lundi au dimanche de 10h à 19h. Nocturne le jeudi jusqu’à 21h.

http://museeenherbe.com



Voici une expo et un musée pas comme les autres ! Impossible de faire plaisir à la fois à mamie, à papa et à bébé, vous dites ? Détrompez-vous et rassemblez la famille : du 7 février au 22 septembre 2019, au Musée en Herbe, « le seul musée pour les 3 à 103 ans », l’expo Monstres, Mangas et Murakami dévoile les monstres et les créatures fantastiques du Japon à travers les œuvres de Takashi Murakami ainsi que les chefs-d’œuvre de la tradition picturale et du manga qui l’ont inspiré. 

 

© 2019 Takashi Murakami/Kaikai Kiki Co., Ltd. All Rights Reserved.

 

 

 

Au musée, on se tient bien. Au musée, on se tient droit. Au musée, on cloue son bec. Pas cette fois ! Depuis 1975, le Musée en Herbe, niché dans une petite rue calme du 1er arrondissement de Paris, est là pour renverser les codes, réunir les générations et donner aux enfants (et à ceux qui le sont resté) tous les instruments pour comprendre et aimer l’art et faire bouillonner leurs petites têtes bien remplies. Expositions, ateliers et visites guidées spécialement conçues pour chaque génération : l’enfant n’est ni roi ni petit dernier, c’est le héros et l’acteur de cet espace doux et intelligent, à sa mesure.

 

Pour clore en beauté la belle saison de Japonismes 2018, du 7 février au 22 septembre le Musée en Herbe propose à son public l’exposition « Monstres, Mangas et Murakami ». Au cœur de l’exposition, le travail de Takashi Murakami (Tokyo, 1962), artiste aux multiples casquettes et à l’univers superflat (mouvement artistique dont il est le représentant le plus éminent) et haut en couleurs. L’exposition s’ouvre sur ses fleurs iconiques au grand sourire et aux pétales en technicolor. Près d’elles, les grandes influences de Murakami : l’impressionnant Flowers (1964) d’Andy Warhol, des planches tirées d’Astro Boy d’Osamu Tezuka, ou encore des estampes traditionnelles du XIXe siècle. On passe ensuite à d’autres créatures-clés de la faune pop de Takashi Murakami, dont Inochi, le petit garçon robot à la fois kawaii et kowaii, mignon et effrayant, ou encore Mr. Dob.

 

Inochi doll / Versions: Zhang, Victor, Bob, David & Yamamoto © 2009 Takashi

 

 

 

D’une salle à l’autre, ces personnages loufoques, attendrissants et inquiétants, kitsch et complexes, sont autant de prétextes pour présenter au jeune public un pan de la culture nippone, c’est-à-dire celle des yōkai, les fantômes et les monstres du folklore japonais, à travers, entre autres, les très belles planches du mangaka Shigeru Mizuki.

 

Armés de jumelles, de concombres magiques, de coussins péteurs et de masques de héros, et à travers les activités interactives proposées, les enfants sont amenés à découvrir les finesses d’une culture subtile et richissime. Le musée a le don d’aborder les thématiques complexes – comme l’esthétique très nippone du désastre et de l’impermanence, esthétique façonnée à coups de catastrophes naturelles et humaines – avec simplicité et avec la confiance (bien remise) que les enfants comprennent tout, vite et bien, à condition de les prendre pour les êtres intelligents qu’ils sont.

 

Avec ou sans enfants, en osant se servir des coussins péteurs et des concombres magiques ou pas, l’exposition vaut la peine peu importent l’âge et le profil. Des visites guidées « spécial adultes » sont proposées par le musée, mais rien ne vaut les très pertinentes (et parfois franchement démentielles) remarques des enfants !

 

 

 

(edg)